Sortez de la province et autres leçons de la Nouvelle-Angleterre

Shawni Beaulieu le 24 janvier 2018

Ryan Reid, janvier 2018

Le mois dernier, je suis allé à Boston pour participer au New England Venture Summit. Organisé par YoungStartUp Ventures de New York, cet événement rassemble des investisseurs et des entrepreneurs pour une journée de présentations et de réseautage. Plus de 100 sociétés de capital-risque de partout aux États-Unis étaient représentées, des petites entreprises aux grands joueurs comme Kleiner Perkins. Les réseaux d’investissement providentiels et les divisions d’investissement corporatif (comme GE Ventures) étaient aussi sur place. De l’autre côté, des entreprises en démarrage précoce ou en croissance ont fait des présentations pour recevoir de l’investissement dans divers secteurs : technologie, sciences de la vie, technologies propres et technologies de l’éducation.

En participant au sommet, je voulais déterminer s’il était pertinent pour les entreprises en démarrage avec lesquelles nous travaillons chez BioNB. Je voulais aussi réseauter et créer des connexions du côté des investissements américains. Le capital étant particulièrement limité au Canada atlantique, les organisations comme la nôtre créent des liens avec des investisseurs de l’extérieur pour mettre les possibilités d’investissement de notre région sur le radar.

J’en suis ressorti avec trois observations principales.

Premièrement, les plus importantes entreprises en démarrage du Nouveau-Brunswick peuvent indéniablement participer à ce niveau et avoir la chance de connaître du succès. Tant les idées de nos entrepreneurs que leurs habiletés de présentations sont aussi bonnes, sinon meilleures, que ce que j’ai vu à Boston. Mais notre défaite se trouve dans la composition de nos équipes de direction. J’ai remarqué que les meilleures entreprises en démarrage ont des équipes très qualifiées avec un mélange d’experts techniques (par exemple, un médecin et un ingénieur en systèmes médicaux), ainsi que des gens d’affaires d’expérience avec une « expertise du domaine ». Ce terme est revenu à plusieurs reprises. Les équipes de direction sont composées de membres avec une excellente connaissance du domaine – s’il s’agit de dispositifs médicaux, ils possédaient 10 ou 20 ans d’expérience en vente et en marketing exclusivement dans ce domaine. Ils connaissaient manifestement le fonctionnement du secteur et avaient plusieurs contacts qui leur ouvraient des portes. Il ne suffit pas de trouver quelqu’un avec des « antécédents en affaires » qui travaillaient dans une industrie quelconque. En biotechnologie particulièrement, il est nécessaire d’avoir de l’expertise du domaine pour passer rapidement et efficacement au marché.

Deuxièmement, à ma connaissance, j’étais la seule personne du Nouveau-Brunswick à cet événement. Un événement qui se trouvait à seulement 7 heures de voiture et qui rassemblait une salle pleine d’excellents investisseurs. C’est dommage que j’étais seul. Je comprends qui peut s’agir d’un défi de dépenser de l’argent et du temps pour voyager, mais ne voyez pas la participation à des événements pertinents comme une dépense. Il s’agit plutôt d’un investissement. Il y a tellement d’occasions de présenter son produit de nos jours, avec des processus de demande rapides en ligne. Si vous êtes accepté, vous serez devant des gens qui vous n’auriez probablement pas eu l’occasion de rencontrer autrement. Si vous n’êtes pas accepté, vous n’avez perdu que 20 minutes de votre temps, et vous pourrez réutiliser le matériel pour une prochaine demande. Vous pouvez aussi simplement participer pour rencontrer des gens. En biotechnologie, Boston est un des centres importants des États-Unis, et il existe plusieurs programmes pour aider les entreprises en démarrage à mettre leur pied dans la porte en Nouvelle-Angleterre.

Troisièmement, les membres du panel d’investisseurs étaient unanimes : le plan d’affaires détaillé (50 pages ou plus) doit être éliminé. Pourquoi? Sa préparation exige beaucoup de temps et n’a aucune valeur pour l’investisseur. Ils ne le lisent même pas. Ça ne veut pas dire qu’ils ne veulent pas que vous planifiiez vos affaires. Plutôt qu’un plan écrit, conservez des arbres et votre temps en utilisant des outils comme le Lean Canvas, le Business Model Canvas, ou développez un plan d’affaire en 10 pages. Le temps que vous économiserez pourra être mieux utilisé pour développer un prototype, parler à des clients potentiels, embaucher des employer, et bâtir des liens avec des investisseurs. Ces conseils valent aussi pour les organismes subventionnaires et les investisseurs : aidez à économiser le temps de tout le monde et à concentrer la réflexion et la planification en arrêtant d’exiger un plan d’affaires détaillé.

Alors voilà les trois façons d’augmenter votre efficacité et de faire progresser votre entreprise en démarrage : formez des équipes composées de membres ayant des connaissances et de l’expérience pertinente et utile, prenez le temps et l’argent nécessaire pour sortir du Nouveau-Brunswick pour réseauter et rassembler les connaissances, et mettons aux vidanges de l’entrepreneuriat les plans d’affaires détaillés. BioNB peut aider les entreprises en démarrage avec tous ces éléments : des conseils sur la préparation de plans d’affaires qui ne comptent pas 50 pages, des connexions pour Boston et les États-Unis, et une liste de possibilités de présentation partout en Amérique du Nord.

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