Produits naturels forestiers: une industrie à développer en Atlantique

Jenn O'Donnell November 4, 2016

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Les forêts des provinces atlantiques renferment des trésors inexplorés et inexploités. En dehors du bois d’oeuvre et de ses dérivés, il existe une foule de produits du terroir qui ne sont pas exploités. L’organisme BioNB cherche à développer ce secteur économique.

L’organisme a offert deux jours d’ateliers et de conférences à Moncton au Nouveau-Brunswick, destinés aux propriétaires de lots boisés, aux agriculteurs, aux entrepreneurs intéressés à développer des produits naturels et pharmacologiques ainsi qu’aux organismes qui peuvent aider au démarrage dans de nouveaux secteurs de recherche et de développement. Les participants ont pu entendre des conférenciers des États-Unis, de la Colombie-Britannique et du Québec et participer à des ateliers.

« C’est un secteur qu’on commence à développer ici, alors on tente de savoir qui est présent dans ce secteur économique, quels sont les produits existants et ceux qu’on pourrait développer. Nous voulons également aider à faire découvrir des produits et les marchés potentiels », explique la directrice de BioNB, Meaghan Seagrave.

Suivre la trace de nos ancêtres

Pendant longtemps, les fruits, les champignons, et les plantes sauvages ont été la base de la nourriture de nos ancêtres et des autochtones. La connaissance de cette richesse s’est perdue au fil du temps, mais de plus en plus de gens veulent renouer avec ces produits du terroir et de la forêt boréale

Le conférencier Gérald Le Gal, propriétaire de Gourmet sauvage, achète ses produits de cueilleurs du Québec, mais également de l’Ontario, du Manitoba et de Terre-Neuve-et-Labrador où on trouve l’airelle rouge.

Gourmet sauvage travaille depuis plus de 20 ans à amener sur la table des produits de la gastronomie boréale à travers la cueillette et la transformation de plantes sauvages comestibles. L’entreprise située à Saint-Faustin-Lac-Carré, dans les Laurentides, a démarré avec la commercialisation de quatre produits, dont les champignons sauvages et les coeurs de quenouilles. Elle offre plus de 100 produits aujourd’hui.

De la table des chefs au garde-manger

Les chefs cuisiniers sont la porte d’entrée vers le grand public. Ils découvrent et achètent les produits du terroir méconnus. Les gens découvrent de nouvelles textures, de nouveaux produits et ont envie de les acheter.

Durant cette conférence il a aussi été question d’écotourisme forestier, un secteur complémentaire. L’entreprise propose des ateliers en forêt aux gens curieux de découvrir ce que la nature sauvage peut apporter à leur table.

Selon Monsieur Le Gal, le territoire des provinces atlantiques est propice au développement d’industries qui utilisent les produits du terroir en raison des grands espaces naturels qu’on y trouve. Il faut cependant s’assurer de protéger les espèces fragiles et pour cela il faut recenser ce qui s’y trouve, souligne-t-il.

D’après le reportage de Sophie Désautels, Radio-Canada

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